(et pourquoi c'est le meilleur match de ma vie)
Coucou ! Si tu me suis depuis quelques temps, tu sais que j’ai entamé une grosse reconversion professionnelle. Mais je ne t’avais jamais vraiment dit ce que je faisais aujourd’hui comme travail. Alors installez-vous confortablement, je vous raconte tout.
De 12 ans à mon compte… à alternante à 43 ans
Oui, tu as bien lu. À 43 ans, je suis en alternance. Après avoir géré ma propre « multinationale » pendant 12 ans (j’avais un égo surdimensionné, je l’assume 😄), j’ai décidé de tout recommencer à zéro avec le bootcamp de la Rocket School.
Et aujourd’hui ? Je suis responsable marketing et commercial spécialisée en acquisition digitale chez Callifly, une startup montpelliéraine qui développe une IA vocale dédiée au service client.
Le coup de cœur Callifly (ou comment j’ai changé d’entreprise après 3 semaines)
Petite anecdote croustillante : à la base, j’avais signé avec une entreprise d’emballage sur Béziers. Mais pendant le bootcamp, j’ai fait mon stage du 3ème mois chez Callifly… et ça a été le coup de cœur immédiat.
Pourquoi ?
- L’esprit startup : je me suis retrouvée dans cet environnement
- La tech : je suis une geek logiciel depuis toujours (merci Papa et ton passé chez IBM !)
- La vision : un CEO avec un égo surdimensionné comme moi qui veut conquérir le monde ? On matche !
- Les responsabilités : un vrai périmètre d’action, pas juste de l’exécution
Résultat ? J’ai fait 3 semaines dans l’entreprise d’emballage (niveau toxicité : wow, mais je ne dirai rien de plus par respect), puis j’ai rejoint Callifly début novembre. Et je ne regrette rien.
Concrètement, je fais quoi chez Callifly ?
Sur le papier : « Responsable marketing et commercial spécialisée en acquisition digitale ».
Dans la vraie vie, mon périmètre est beaucoup plus large :
Ma mission principale : trouver le go-to-market
C’est-à-dire identifier le marché idéal pour notre IA vocale. Quel client ? Quel problème on résout ? Comment on raconte notre histoire ? C’est du pur stratégique, et j’adore.
Mes autres casquettes
- Création de campagnes d’acquisition digitale
- Structuration du produit (je donne la direction de ce que je veux)
- Développement de partenariats avec des agences
- Gestion du LinkedIn de l’entreprise (le côté ghostwriter, c’est pas mon truc, j’avoue)
Ce qui me plaît le plus ? J’ai des techs géniaux sous la main. Si j’avais eu ça quand j’étais à mon compte, j’aurais créé des trucs de fous ! J’ai 4 milliards d’idées (certaines pourries, certes), mais maintenant je peux les concrétiser.
Le gros point noir : tout est en anglais (et je ne parle pas anglais)
Là, Dieu se moque clairement de moi.
Contexte : j’ai déjà un gros problème relationnel. Je n’aime pas trop parler. J’ai des moments où je n’ai juste pas envie de communiquer. Je suis plutôt du genre à rester dans ma grotte.
Et qu’est-ce que la vie me réserve ? Des réunions quotidiennes… en anglais 😅
Je comprends l’anglais, mais je ne le parle pas. Et devine quoi ? J’ai un caractère très con : si je n’ai déjà pas envie de parler, qu’on me force à parler en réunion, ET qu’en plus c’est en anglais… je ne dis rien. Du tout.
Professionnellement, c’est pas top. Je le sais. Ma plus grosse problématique, c’est qu’on ne peut pas trop avoir de visibilité sur ce que je fais. Et si en plus il faut que je l’explique en anglais… on est d’accord.
Note : Je me suis inscrite à Duolingo, mais maintenant j’ai dépassé le stade. Je parle français en réunion, point. Je sais d’expérience (j’ai vécu un an en Allemagne) qu’à un moment, on n’a plus rien à foutre et on se lance. Je n’en suis juste pas encore là.
Salarié vs entrepreneur : le verdict après 2 mois
Avant mon stage chez Callifly, j’étais persuadée que le salariat n’était pas pour moi. Je me disais : « Je suis trop chelou, trop bizarre, trop différente, trop libre. »
Mais en rencontrant cette structure startup, j’ai réalisé un truc : ce n’était peut-être pas moi le problème, mais l’environnement.
Callifly a littéralement sauvé mon bootcamp à la Rocket School. Et aujourd’hui, cette startup sauve mon alternance. C’était vraiment une belle rencontre.
Ce que j’apprends sur moi
- Je peux être salariée… dans le bon environnement
- J’ai besoin de responsabilités et d’un périmètre large
- Je m’ennuie si je n’ai pas de challenges stratégiques
- Le full remote, c’est parfait pour moi
- Je dois apprendre à communiquer sur ce que je fais (work in progress)
Mes objectifs pour les prochains mois
- Ne pas me mettre trop de pression (je suis experte en auto-sabotage par excès de pression)
- Trouver le go-to-market de Callifly (c’est THE mission)
- Comprendre que je ne suis pas seule dans le bateau (oui, je dois déléguer et collaborer)
- Progresser en anglais
- Accueillir la nouvelle alternante sales fin janvier (une autre fille de la Rocket, j’ai hâte !)
Le mot de la fin
Cette alternance, c’était aussi pour savoir si j’étais faite pour le salariat. Pendant 3 mois à la Rocket, je me suis vraiment remise en question en me disant « qu’est-ce que je fous là ? »
Aujourd’hui, je suis contente. Je découvre plein de termes techniques, j’apprends, je construis de la stratégie. C’est exactement le niveau auquel je veux être : au comité de direction, à réfléchir la stratégie de l’entreprise.
Mon rêve après ? Faire du C-level. Et je pense que Callifly est le bon environnement pour y arriver.
Et toi ? Tu as déjà vécu une reconversion radicale ? Tu es plutôt team salariat ou team entrepreneuriat ? Dis-moi tout en commentaire !
PS : Cet épisode fait partie de mon projet de web radio, un rêve que j’ai depuis 20 ans. On construit ça ensemble, petit à petit, en respectant mon niveau d’énergie. Merci de me suivre dans cette aventure !
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À très bientôt pour un nouvel épisode de 3615 Ma Life !
Anne-Sophie 💜