Mon Chemin vers Dieu 13 Avr 2026 · 13 min de lecture
Mon Chemin vers Dieu

Comment revenir à Dieu ? Le guide complet pour retrouver du sens

Femme cherchant Dieu devant une fenêtre en pierre — revenir à Dieu

Revenir à Dieu ne demande ni perfection, ni grand courage, ni bilan propre. Cela commence par reconnaître le vide, et comprendre qu’il est une boussole, pas un échec. Ce guide t’accompagne à travers trois étapes : nommer le vide, démystifier les fausses routes, et poser les premiers gestes concrets.


Dans cet article :


INTRODUCTION

Il y a un soir dont je me souviens.

J’avais tout construit, un projet qui tenait debout, des gens autour de moi, une forme d’élan. Et pourtant, dans le silence de cette nuit-là, je ne savais plus à qui je parlais. Il y avait une adresse. Mais pas de destinataire.

Si tu lis ces lignes, tu connais peut-être ce silence.

Ce n’est pas un signe que tu es spirituellement « raté ». C’est l’un des signaux les plus honnêtes que l’âme puisse envoyer. Saint Augustin l’a mis en mots au IVe siècle : « Notre cœur est sans repos jusqu’à ce qu’il repose en Toi. »

Ce guide est pour ceux qui ont cherché, parfois dans de mauvais endroits, et qui se demandent si un retour est encore possible. La réponse est oui. Et ce retour commence ici.

Pourquoi tu te sens vide, et pourquoi c’est une invitation

À retenir

  • Le vide spirituel a un nom : le vide augustinien, décrit au IVe siècle.
  • Ce n’est pas un défaut psychologique. C’est le signal que l’âme refuse de se contenter du peu.
  • Le Psaume 63 nomme ce manque non comme une plainte, mais comme une orientation.

Le vide que tu ressens a un nom

Ce vide a un nom. Les chrétiens l’appellent le vide augustinien : « Tu nous as faits pour Toi, Seigneur, et notre cœur est sans repos jusqu’à ce qu’il repose en Toi. » (Saint Augustin – IVe siècle). Ce n’est pas une formule poétique. C’est une donnée anthropologique.

Le vide augustinien « Les chrétiens l’appellent le vide augustinien, du nom de saint Augustin qui a écrit, au IVe siècle : ‘Tu nous as faits pour Toi, Seigneur, et notre cœur est sans repos jusqu’à ce qu’il repose en Toi.’ Ce n’est pas une formule poétique.

J’ai vécu ce vide pendant quatorze ans dans l’ésotérisme. Rituels, cercles, invocations. Pendant 48h après un rituel, quelque chose se comblait. Puis le vide revenait. Plus exigeant. J’avais bâti une école, des centaines d’élèves, une réputation. Le vide malgré la réussite professionnelle, je l’ai vécu de l’intérieur.

Le cycle des rituels « Pendant quarante-huit heures après un rituel, quelque chose se comblait. Et puis le lendemain, le vide revenait. Plus exigeant qu’avant. Il fallait relancer la machine, chercher un nouveau rituel, un niveau de plus. »

Ce vide n’est pas une anomalie, c’est une boussole

Le Psaume 63 : « Mon Dieu, c’est toi que je cherche, mon âme a soif de toi. » L’auteur ne se plaint pas de son vide. Il le nomme comme une orientation. Parce que le vide moderne que notre époque fabrique est peut-être le signal le plus honnête : quelque chose en toi cherche, et cette recherche n’est pas vaine.

Ce que le New Age m’a promis, et ce qu’il m’a réellement donné

New Age versus christianisme — fausses promesses et vraie paix

À retenir

  • Les besoins que le New Age adresse sont des besoins spirituels authentiques.
  • Une spiritualité centrée sur le Moi ne peut pas offrir un amour qui ne dépend pas de toi.
  • La différence décisive : un système vs une relation, une force abstraite vs une Personne qui connaît ton nom.

Les promesses séduisantes du New Age

Je ne vais pas attaquer le New Age. Je l’ai aimé. J’ai cru en lui de toute ma conviction. Ces besoins ne sont pas des faiblesses. Ce sont des besoins spirituels authentiques. Mais une spiritualité centrée sur le Moi ne peut pas offrir un amour qui ne dépend pas de toi.

J’ai consacré un article entier à ce que le New Age m’a réellement donné. Mais voici d’abord ce que j’ai vécu au cœur de ces pratiques.

Ce que j’ai vraiment trouvé au fond des pratiques ésotériques

J’ai fondé la Witches School. Un matin de 2023, j’ai mis plus de mille vidéos en privé et j’ai fermé la school. Je clôturais trente ans de ma vie.

Ce qui m’a fait basculer ? Fin 2022, lors d’une canalisation en live, toutes les énergies que je captais depuis des années avaient leur regard tourné vers la même Personne. Et cette Personne, c’était Jésus.

Ce n’était pas une nouvelle croyance à ajouter à ma collection. C’était une rencontre.

Système vs Relation « Ce n’était pas une nouvelle croyance que j’ajoutais à ma collection. C’était une relation. Et cette différence, entre un système et une relation, entre une force impersonnelle et une Personne qui connaît ton nom, c’est exactement ce que j’ai cherché pendant quatorze ans sans le trouver. »

« Je croyais chercher Dieu comme on cherche quelque chose qu’on a perdu. Mais je commençais à comprendre que c’est Lui qui me cherchait. »

– C.S. Lewis, Surpris par la joie

→ Lire aussi : sortir du New Age : les trois versets qui m’ont libérée

Comment revenir à Dieu concrètement

À retenir

  • La foi ne précède pas le retour. Elle vient après, souvent bien après.
  • La grâce prévenante : Dieu fait le premier pas avant même qu’on soit capable d’en faire un.
  • La prière honnête vaut plus que la prière parfaite.
  • La régularité tient davantage que l’intensité.

L’étape zéro : nommer ce qui manque, sans se forcer à croire

La grâce prévenante « La théologie catholique nomme ça la grâce prévenante. Dieu fait le premier pas avant même qu’on soit capable d’en faire un. La grâce précède la foi. »

La prière honnête « Je ne sais pas si Tu es là. Mais si Tu l’es, je veux bien que Tu te montres. » Ce n’est pas une prière parfaite. C’est mieux que ça : c’est une prière honnête.

Recommencer à prier quand on ne sait plus comment

Je suis en catéchuménat. Pas encore baptisée.

J’apprends à prier depuis zéro, le chapelet dans le train, la Bible ouverte le matin avant que la journée commence. Après des années où je portais tout seule, je découvre ce que ça fait de pouvoir poser le poids.

La prière chrétienne n’est pas une technique. C’est juste : être là. Et ne plus être seule.

Voici ce qui m’a aidée, et ce que je partage avec ceux qui me demandent comment commencer à prier quand on ne sait pas comment :

  • Prière silencieuse : s’asseoir, « Me voici. » Laisser Dieu regarder.
  • Prière des mots vrais : lui dire la colère, le doute. Les Psaumes le font.
  • Prière du corps : allumer une bougie, s’agenouiller. Le corps se souvient.

Faire confiance au retour, pas à la performance spirituelle

Le fils prodigue « L’Évangile de Luc raconte le fils prodigue. Ce fils revient les mains vides, sans discours préparé. Et le père court vers lui avant même qu’il ait fini sa phrase. Il ne vérifie pas ton bilan spirituel. Il court. »

Régularité vs intensité « Dans mon expérience, la régularité tient davantage que l’intensité. Cinq minutes de présence sincère chaque matin valent plus que deux heures d’effort spirituel performé une fois par semaine. »

FAQ

Qu’est-ce que « revenir à Dieu » concrètement ?

Pour moi, ça n’a pas commencé par une décision nette. Ça a commencé par un malaise difficile à nommer, une fatigue intérieure face à tout ce que je construisais et qui ne me nourrissait plus vraiment. Des années à tourner autour, sans trouver les mots pour le formuler. Ce n’est pas un acte juridique, ce n’est pas une case à cocher dans une liste de bonnes décisions. C’est un mouvement, progressif, parfois chaotique, où tu commences à orienter le regard dans une autre direction. Pas vers « quelque chose », mais vers Quelqu’un. Concrètement, ça ressemble à un choix que tu refais chaque matin : rester dans la relation, même quand elle est silencieuse, même quand tu n’entends rien en retour. Ce n’est pas une arrivée. C’est une orientation. Et c’est déjà beaucoup.

Est-ce que je dois faire quelque chose d’officiel ?

Non. Et même, je dirais : commence surtout par ne rien faire d’officiel. Avant les sacrements, avant les parcours et les formulaires, il y a quelque chose de plus simple et de bien plus exigeant à la fois : la relation. Un regard tourné vers Dieu. Une phrase dite dans le silence de ta chambre un soir où tu ne sais plus trop où tu en es. C’est de là que tout part.
Entre le moment où quelque chose a commencé à bouger en moi et le moment où j’ai poussé la porte d’une église pour entamer le catéchuménat, il y a eu plusieurs années. Ces années n’étaient pas du temps perdu. Elles étaient du terrain défriché, intérieurement. Si tu veux un cadre, une communauté, un accompagnement structuré, l’Église catholique propose le catéchuménat : un chemin balisé pour ceux qui envisagent le baptême à l’âge adulte. Mais même ça, ça commence par un premier pas. Et ce premier pas, c’est souvent juste de dire : je cherche.

Comment savoir si je suis prêt ?

Je vais te dire quelque chose que j’aurais aimé entendre bien plus tôt : tu ne le sauras pas. La préparation parfaite n’existe pas, et attendre d’être « prêt » est souvent une façon de ne jamais commencer.
J’ai mis quatre ans. Quatre ans à tourner autour de cette décision, à me dire qu’il fallait encore régler ceci, comprendre cela, terminer ce projet avant. Quatre ans avant de comprendre que l’attente elle-même était devenue un obstacle. Ce n’est pas parce que j’étais enfin prête que j’ai sauté le pas. C’est parce que j’avais accepté de ne pas l’être. La foi ne commence pas dans la certitude. Elle commence dans un mouvement, même maladroit, même brouillé. Ce que tu ressentiras alors, ce n’est pas la clarté absolue. C’est juste un pas devant toi. Et c’est suffisant pour commencer.

J’ai pratiqué le New Age. Dieu peut-il me recevoir ?

Je t’entends. Et je parle de ce que je connais de l’intérieur : j’ai passé trente ans dans ce monde-là. Trente ans de médiumnité, d’astrologie, de numérologie. J’ai créé et dirigé la Witches School, j’y ai accompagné des dizaines de personnes. Ce n’est pas un petit bagage, c’est toute une vie. Et pourtant.
La parabole du fils prodigue, dans Luc 15, dit que le père voit son fils encore loin, et qu’il court vers lui. Il ne l’attend pas derrière la porte, bras croisés, avec un regard pesant sur ce qu’il a fait. Il court. Dieu ne fait pas le tri entre ceux qui méritent de revenir et les autres. Il n’y a pas de dossier trop lourd, pas de parcours trop tordu. Ce que j’ai découvert en entrant dans le catéchuménat, c’est que mon passé n’était pas un obstacle. Parfois même, il m’aidait à comprendre des choses que d’autres ne saisissaient pas encore. Tu n’as pas à effacer ce que tu as vécu pour venir vers Dieu. Tu viens tel que tu es, avec tout ça. Et c’est exactement comme ça que ça marche.

Comment recommencer à prier quand on ne sait plus comment ?

En commençant par l’honnêteté la plus totale. Pas une honnêteté polie , une honnêteté qui peut dire : « Je ne sais pas si Tu existes vraiment. Je ne sais pas si je crois encore. Mais il y a quelque chose en moi qui cherche, et je n’arrive plus à faire semblant que ce n’est pas le cas. » C’est une prière, ça. Une des plus vraies qui soit.
Mes premières prières ressemblaient à ça. Avec le temps, elles sont devenues plus simples encore. Pas des discours, pas des formules apprises. Parfois juste une phrase dans le silence : « Seigneur, je ne sais pas où j’en suis. Prends ça. » La prière n’a pas besoin d’être belle pour être entendue. Elle a besoin d’être vraie. Et si tu ne trouves même pas les mots, commence par le silence. Un silence intentionnel, tourné vers quelque chose ou quelqu’un. C’est déjà une posture d’ouverture. C’est déjà une prière.

Et si je doute encore ?

Alors tu es en bonne compagnie. Pendant des mois, ma foi a été une vraie lutte. Pas une belle question philosophique posée sereinement, une lutte concrète : des nuits à me demander si Dieu existait vraiment, si je n’avais pas simplement remplacé un système de croyances par un autre. J’ai même ressenti la tentation de tout lâcher et de revenir en arrière, parce que ce serait plus simple. J’ai dit non. Pas parce que j’avais des certitudes. Parce que je savais, au fond, que revenir en arrière ne réglerait rien.
Dans l’Évangile de Jean, Thomas doute en face de Jésus ressuscité, et Jésus ne le réprimande pas. Il lui dit : « Mets ta main ici. » Une invitation à regarder de plus près, pas un jugement. Le doute peut même être un moteur, une façon de prendre la foi au sérieux plutôt que de l’avaler naïvement. Ce qui compte, ce n’est pas de ne plus douter. C’est de ne pas laisser le doute être le dernier mot.

Quelle est la limite de cet article ?

Je vais être honnête, et c’est important de le dire clairement : je ne suis pas théologienne. Je ne suis pas prêtre, ni religieuse, ni même encore baptisée au moment où j’écris ces lignes. Ce que tu lis ici, c’est le témoignage d’une femme qui a passé trente ans à chercher Dieu ailleurs, et qui a fini par le trouver là où elle ne l’attendait vraiment pas.
Mon rôle n’est pas de t’enseigner la foi. C’est de te montrer qu’on peut arriver à elle depuis des endroits très éloignés, très abîmés parfois, et que la porte reste ouverte. Pour aller plus loin, je t’encourage sincèrement à lire les textes de l’Église, à trouver un prêtre avec qui parler, à te renseigner sur les retraites spirituelles ou les parcours de catéchuménat près de chez toi. Ce que je peux t’offrir, c’est mon chemin. Le reste appartient à la relation entre toi et Dieu. Et cette relation-là, personne ne peut la faire à ta place.

Le vide n’était pas un ennemi. C’était une boussole. Le New Age n’était pas une erreur à honte, c’était une étape. Et le retour à Dieu n’est pas une arrivée, c’est le début du vrai chemin.