Je sors de la messe ce dimanche matin, encore habitée par le chant d'entrée : Je veux chanter ton amour, Seigneur. L'église était plus calme qu'à l'habitude, la semaine sainte a crevé tout le monde, et c'est dans cette atmosphère apaisée que ces mots simples ont résonné au fond de moi, comme une description exacte de ce que je vis quand je loue le Seigneur.
La semaine sainte a quelque chose d'intense et de beau. Et puis vient ce dimanche qui suit, où l'on revient à l'église un peu fatigué. Ce matin, il y avait moins de monde que d'habitude à l'église de l'Immaculée Conception, à Béziers. Moins d'effervescence, plus de silence. Le calme qui succède aux grandes célébrations.
C'est dans ce calme que le chant d'entrée m'a rejointe. Je veux chanter ton amour, Seigneur, une phrase que je connais, que j'ai chantée bien des fois. Mais ce matin, en la chantant, j'ai reconnu quelque chose de précis : c'est exactement ça que je fais quand je loue le Seigneur. Ce texte dit, avec des mots très simples, ce qui se passe en moi dans les moments de louange. Il nomme ce mouvement intérieur, ce désir de chanter l'amour de Dieu,que je n'aurais pas su formuler autrement.
Ce matin, Je veux chanter ton amour, Seigneur, c'était ma prière.
Et si la louange, c'était simplement cela : recevoir les mots pour dire à Dieu qu'on veut lui chanter son amour ?