J’ai cherché Dieu pendant trente ans. Je cherchais juste au mauvais endroit.
Je m’appelle Anne-Sophie Pau. Et pendant trente ans, j’ai cherché Dieu partout, sauf là où il était.
J’ai cherché dans les cartes, les rituels, les cercles de sorcières, les livres de magie, les oracles, les énergies, les chakras, les guides spirituels, la Lune, les synchronicités. J’ai cherché avec une sincérité totale. Ce n’était pas une mode, ce n’était pas une pose. C’était ma vie entière.
Si tu es là, c’est peut-être parce que tu cherches toi aussi. Voici comment ça s’est passé pour moi.
J’ai toujours cherché Dieu. Même quand je ne savais pas que c’était lui.
Ma passion pour la spiritualité ne vient pas de nulle part.
À dix ans, j’ai vu à la télé l’autopsie de Roswell. J’ai regardé les émissions Mystère, tout ce qui touchait au paranormal, à l’inexpliqué, à ce qui dépasse la surface du monde visible. Ça me faisait très peur. Mais ça m’attirait. Comme si quelque chose en moi savait déjà qu’il y avait un au-delà à explorer.
Au lycée, en première ou terminale, je ne me souviens plus exactement, j’ai demandé à ma professeure d’histoire-géographie des informations pour faire des études de théologie.
Elle a ri.
Elle a dit : « De toute façon, c’est pour les bonnes sœurs. »
Et voilà. La porte était fermée. Pas par moi, par quelqu’un qui avait le pouvoir de me la montrer ouverte et qui a choisi de se moquer.
J’ai continué à chercher. Par d’autres chemins.
À seize ans, dans ma chambre
Mon entrée dans ce monde ne s’est pas faite par une belle librairie New Age un dimanche après-midi.
Elle s’est faite à seize ans, dans ma chambre, devant un ordinateur, sur un site que j’avais créé moi-même : Heaven vs Darkness. Paranormal. Occultisme. Fantômes. Ovnis. Magie blanche. Je vendais déjà des PDF, avec Allopass, l’ancêtre des paiements en ligne, à des gens qui cherchaient les mêmes choses que moi.
Ce n’était pas une lubie d’adolescente. C’était une vocation. Un appel que je ne savais pas encore nommer.
Puis j’ai grandi. Région parisienne. Vie de salariée. Et un jour, j’ai jeté mon grimoire. Je me suis dit : c’est pas sérieux, il faut rentrer dans le monde adulte.
J’ai essayé. Vraiment.
2011 – le retour
En 2011, ma fille est née. Avec mon mari de l’époque, on a quitté Paris pour s’installer dans le sud. Pour réaliser nos rêves, et lui offrir un autre cadre de vie.
Mon rêve à moi, à ce moment-là, c’était une librairie ésotérique avec un salon de thé. Un espace physique où les gens viendraient chercher, lire, parler.
Je n’avais pas le budget pour ouvrir un magasin. Alors j’ai fait la même chose en ligne.
En 2013, j’ai lancé ma chaîne YouTube : La magie d’Anne-Sophie.
2013–2020 : La magie d’Anne-Sophie et les débuts sur YouTube
Les gens oublient souvent que YouTube, en 2013, ce n’était pas ce que c’est aujourd’hui. Le contenu ésotérique en France, c’était rare. Structuré, encore moins.
J’ai lancé les tirages des énergies de la semaine. On était trois ou quatre à le faire en France à ce moment-là. Après moi, il y en a eu des centaines.
Les Magic Mornings : un abonnement payant. Tous les matins à 6h, une vidéo avec le tirage du jour, les énergies, de quoi démarrer différemment. Les gens s’y abonnaient parce que ça tenait.
Mon activité principale, c’était les consultations. Je faisais de la libération des blocages. Je voyais, littéralement, les structures des gens, ce qui les composait, ce qui bloquait. Les gens venaient avec des situations qu’ils ne comprenaient pas, et je pouvais voir pourquoi. Je vivais de ça, et aussi des ateliers et formations en ligne que je proposais.
La chaîne a atteint 30 000 abonnés. Des directs réguliers. Une communauté réelle. Une présence constante.
J’y croyais. Profondément. Ce n’était pas de la performance.
Juillet 2020 : l’aboutissement qui était déjà une fin
Depuis 2013, des gens me demandaient de créer une école. De formaliser, de transmettre tout ce que je savais.
En juillet 2020, j’ai lancé la Witches School.
Un parcours complet. High ticket. Construit avec soin. Ce que j’avais mis des années à apprendre, organisé pour que d’autres puissent l’apprendre aussi.
C’était l’accomplissement d’un projet de sept ans.
Et c’était déjà la fin.
Parce qu’en 2020, j’avais fait le tour. Je n’apprenais plus rien. Je me sentais enfermée. Ce sentiment que j’avais depuis toujours, si ça ne me fait plus évoluer, je ne comprends pas pourquoi je reste, je l’avais en plein visage. Burnout. Envie de tout fermer. Tous les deux mois, je me disais : j’arrête tout.
Je n’arrêtais pas. Parce qu’il fallait vivre. Parce que j’espérais que ça revienne.
J’ai fait des lives quotidiens de trois heures sur Twitch. J’ai continué à transmettre. De l’extérieur, c’était impressionnant. À l’intérieur, c’était vide.
21 novembre 2022 : le matin où tout a basculé
Un matin, pendant un live, j’ai fait une canalisation.
Jésus est venu.
Je ne sais pas exactement comment te décrire ça. Je faisais des canalisations régulièrement. J’avais capté des archanges, des guides, des énergies de toutes sortes. Mais ce matin-là, c’était différent. Quelque chose dans la qualité de ce qui arrivait, la densité, la clarté, la précision, n’était pas comme les autres fois.
Les personnes présentes sur le live ont été profondément touchées. Une grande majorité sont allées acheter la Bible dans les jours qui ont suivi.
Moi, je l’ai commandée le jour même.
Ce qui m’a arrêtée, ce n’est pas le contenu théologique. C’est ce qui m’a été dit directement, à moi. Sur ma peur du rejet. Sur toute ma vie passée à vouloir appartenir à quelque chose, ou à quelqu’un, qui en valait la peine. Et cette phrase, que je n’oublierai pas :
« À aucun moment il ne va te rejeter. Tu es son enfant. »
Et puis autre chose, sur le développement personnel, dix ans, vingt ans de travail sur soi, de techniques, de blessures qu’on retourne dans tous les sens sans jamais vraiment guérir :
« La véritable solution de toutes nos blessures se situe dans notre lien avec Dieu. Toutes les blessures qui n’arrivent pas à guérir depuis des années, c’est parce que vous restez dans la personne, dans l’ego, l’individualisme. »
Quand j’ai reçu la Bible et commencé à lire l’Évangile de Matthieu, j’ai compris quelque chose qui m’a arrêtée net : tout ce que le New Age et le développement personnel enseignent vient de là. Les principes, les pratiques, les promesses de transformation. Sauf qu’ils avaient retiré la source. Ils avaient tout gardé sauf Dieu. Et quand tu coupes la source, tu peux tourner des années, tu n’arrives nulle part. Le puits ne remplit pas.
Ce matin-là, quelque chose a commencé à changer en moi. Irréversiblement.
Les mois d’enfer
Je ne vais pas te raconter ça comme une belle histoire de conversion lumineuse.
Ce qui a suivi a été la période la plus difficile de ma vie.
J’ai tout perdu en même temps. Mon couple. Ma situation professionnelle, la société que j’avais construite depuis douze ans s’est arrêtée, liquidée. Ma fille est tombée gravement malade. Tout s’est effondré d’un coup, ou presque.
À un moment dans cette période, j’ai contacté le frère Paul Adrien. Je lui ai expliqué ce qui se passait. J’essayais de comprendre : comment est-ce possible ? Je venais d’accueillir Jésus. Je venais de tourner le dos à trente ans d’ésotérisme. Et là, tout s’effondrait.
Il m’a répondu simplement : « Parfois, le diable se déchaîne. »
Cette phrase m’a sauvée. Pas parce qu’elle résolvait quoi que ce soit. Parce qu’elle nommait ce qui se passait. Savoir d’où venait ce malheur m’a aidée à tenir, à ne pas interpréter l’épreuve comme un signe que je faisais fausse route.
Et quelque chose d’autre s’est passé : une tentation directe. Une présence qui me disait : si tu reviens en arrière, tout s’arrête. Tout redevient simple. En un claquement de doigt.
J’ai dit non.
Pas parce que j’avais la foi solide d’une sainte. Parce que je savais que ça ne marchait pas. Que revenir en arrière ne remplirait pas ce puits. J’avais déjà essayé pendant trente ans.
Ces mois ont été une lutte pour la foi. Pour ne pas sombrer. Pour m’accrocher à quelque chose que je ne voyais pas encore clairement mais qui me semblait, enfin, vrai.
3 juin 2024
J’ai publié une vidéo sur ma chaîne. Une seule. Toutes les autres, plus de mille vidéos, des années de contenu, sont passées en privé le même matin.
J’annonçais que je quittais le monde de l’ésotérisme.
Cette chaîne avait onze ans. J’avais 41 ans. Et j’ai tout fermé.
La vidéo a atteint 28 661 vues avant d’être retirée. Elle est hors ligne aujourd’hui. Mais les gens qui étaient là, qui ont regardé, savent.
Pas dans la honte. Pas dans le reniement. Dans la certitude tranquille qu’il y avait un étage au-dessus que je n’avais pas encore arpenté, et que je ne pouvais pas le découvrir en restant à moitié dans deux mondes.
Le chemin vers le baptême
En 2024, dans le village où j’habitais à ce moment-là, j’ai commencé à être accompagnée par le curé de la paroisse. J’étais la seule adulte. Pas un parcours de catéchuménat structuré, plutôt un accompagnement singulier, au rythme de ce que je traversais. C’est lui qui a été là pendant la période la plus difficile.
Il y a eu une semaine où j’étais au bord. Qu’est-ce que je fais ? Est-ce que je ferme vraiment tout ? Est-ce que j’assume vraiment ça ? On parlait de la libération du peuple d’Israël par Moïse. La libération. J’ai envoyé un message à une amie ce soir-là — quelqu’un qui était investie dans mes anciens projets. Je lui ai dit : mon cœur, mon âme, tout me dit d’aller vers Jésus. Mais je ne sais pas.
Ce jour-là, elle posait la même question de son côté. On a eu la même réponse, toutes les deux.
Suivre. Entièrement.
Puis on a dû déménager. Nouveau lieu, nouvelle paroisse, nouveau départ.
C’est en septembre 2025 que j’ai officiellement commencé mon entrée en catéchuménat, avec un vrai parcours, une communauté, les étapes formelles. Le chemin vers le baptême que j’avais commencé à marcher seule, ou presque, prenait enfin une forme.
Pourquoi mes anciens livres ne me font pas honte
Réveillez la sorcière qui sommeille en vous. L’Oracle L’Épopée. Publiés chez Exergues. Toujours en vente.
Je ne les renie pas. Je ne les cache pas.
Quelqu’un qui achète un de ces livres aujourd’hui, clique sur mon nom, et découvre qui je suis devenue, c’est le chemin le plus honnête qui soit. C’est la preuve que le trajet était réel. C’est un pont involontaire, et je le trouve beau.
Ce que j’ai transmis là-dedans venait d’une soif vraie. C’est l’eau qui ne désaltérait pas vraiment — pas le puits.
Ce que je fais maintenant
Je cherche encore. Toujours.
Pas de la même façon. Je lis les Écritures. J’étudie. Je tente de comprendre pourquoi trente ans de New Age captaient une soif réelle, et ce qui y manquait. Je construis ce portail, des transmissions audio, des articles de recherche sur la foi catholique, un espace pour aller plus loin ensemble.
Je ne prêche pas. Je témoigne.
Prêcher, c’est avoir des certitudes qu’on donne. Témoigner, c’est dire : voilà ce que j’ai traversé. Voilà où j’en suis. Je te le confie pour que tu puisses faire quelque chose de ce que tu vis, toi.

Et toi ?
Si quelque chose dans ce que tu lis résonne, si quelque chose dans ta propre recherche commence à sonner creux, ou si tu te demandes si on peut avoir passé des années dans le New Age et revenir à une foi sans se trahir — je suis là.
La newsletter, c’est l’endroit où je partage ce chemin en temps réel. Pas de programme. Pas de formule. Des nouvelles de la route, et des questions que je continue à porter.
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Questions fréquentes
Anne-Sophie Pau est une auteure et créatrice de contenu française, ancienne fondatrice de la Witches School et de la chaîne YouTube « La magie d’Anne-Sophie » (30 000 abonnés). Après trente ans dans l’ésotérisme, elle s’est convertie au catholicisme en 2024 et documente son chemin spirituel sur annesophiepau.com.
Lors d’un live en novembre 2022, elle a vécu une expérience spirituelle qui l’a conduite à lire la Bible. Elle a réalisé que le New Age et le développement personnel s’étaient construits sur les enseignements bibliques en en retirant la source, Dieu. Depuis, elle explore la foi catholique et en témoigne publiquement.
La Witches School était une école en ligne fondée par Anne-Sophie Pau en juillet 2020, proposant des formations complètes sur la magie, la sorcellerie et l’ésotérisme. Elle a fermé ses portes lorsque Anne-Sophie a décidé de quitter le monde de l’ésotérisme, en 2024.
La chaîne originale « La magie d’Anne-Sophie » (plus de 1 000 vidéos) a été vidée le 3 juin 2024. Anne-Sophie publie de nouveaux des vidéos sur cette même chaîne pour témoigner de sa foi.