Depuis deux ans je marche avec Jésus. Pendant longtemps, cette relation tenait surtout sur l'urgence, ma vie s'effondrait, j'avais besoin de lui pour tenir debout. Et puis quelque chose a changé. Aujourd'hui, pour la première fois, je sens une vraie relation avec Dieu, bilatérale, palpable, librement choisie.
À retenir
Une relation avec Dieu dans l'urgence est réelle, mais pas encore libre.
La vraie relation naît quand on choisit Dieu sans y être contraint.
La liberté spirituelle s'épanouit après la traversée, pas pendant.
Dieu nous veut libres, libres aussi de rester avec lui.
Pendant deux ans, ma vie s'est effondrée. Pas de drame à enjoliver : c'était difficile, vraiment. Et dans cette traversée, Dieu était là. Mais notre relation était une relation d'urgence. Comme me l'a dit le frère Paul-Adrien quand je lui ai écrit, le diable s'en donnait à cœur joie. J'étais tournée vers Dieu dans une dépendance vitale. Il me le fallait pour traverser ça.
Ce n'est pas une mauvaise relation. C'est une relation réelle. Mais ce n'est pas encore une relation libre.
Je pense à ce que j'ai vécu en devenant maman. Les trois premiers mois, on est dans la survie, la sienne et celle du bébé. C'est intense, c'est beau, mais c'est une relation d'urgence. Et puis, vers deux mois et demi, trois mois, quelque chose s'est déplacé. L'amour maternel, je l'avais déjà. Mais la relation, elle, elle a commencé à exister. Parce que mon enfant était un peu plus solide. Parce que l'urgence s'était allégée. C'est dans cet espace-là que quelque chose de nouveau est né.
Avec Dieu, c'est la même chose. Depuis 2026, la traversée s'est calmée. Je tiens debout. Et du coup, la question s'est posée honnêtement : est-ce que je continue la relation maintenant que je n'en ai plus besoin pour survivre ? Passer de la survie à la liberté dans sa relation avec Dieu, c'est le moment où l'on choisit vraiment de rester, non parce qu'on n'a pas d'autre option, mais parce qu'on le veut. Et j'ai choisi. Je choisis de lui rendre grâce, de lui donner à mon tour. Librement.
Si tu commences ton chemin et que ça ne te semble pas encore palpable, continue. La relation de liberté vient. Et cette question-là, un jour, tu l'auras toi aussi à répondre.