Mon Chemin vers Dieu 15 Juin 2026 · 13 min de lecture
Mon Chemin vers Dieu

Du New Age à Jésus : ce qui m’a vraiment fait changer

du New Age à Jésus conversion — femme debout au seuil d'une porte lumineuse

Ce qui m’a attirée vers Jésus après plus de 20 ans dans le New Age, ce n’est pas la peur. C’est la découverte d’une relation là où je n’avais trouvé que des systèmes. Un Dieu qui répond, qui pardonne, qui ne demande pas que tu sois « alignée » avant de venir vers toi. Cette différence a tout changé.

Partir ne suffit pas

Beaucoup de gens savent qu’il faut quitter le New Age. Moi, j’ai mis du temps à comprendre que ce n’était pas le vrai problème.

On peut sortir d’un milieu sans savoir vers quoi aller. Et sans destination, on tourne en rond, ou on revient. C’est ce qui m’est arrivé, plusieurs fois, avant novembre 2022. Des périodes de doute, de mise à distance, puis de retour. Parce qu’on ne quitte pas quelque chose pour le vide. On quitte pour quelque chose.

Si tu vis cette tension-là, tu sens que ça ne tient plus, mais tu ne sais pas encore vers quoi regarder, alors cet article est pour toi. Ce n’est pas une liste de raisons de « passer au christianisme ». C’est un témoignage sur ce qui m’a personnellement attirée. Pas la fuite. L’attraction.

Je te renvoie à pourquoi j’ai quitté le New Age pour le récit de l’errance et de la désillusion, c’est un article à part entière. Ici, je veux aller directement au coeur : ce que j’ai trouvé de l’autre côté.

Ce que je cherchais vraiment

À retenir

  • Le New Age répondait à une vraie faim. Le problème n’était pas les besoins, mais les réponses.
  • Sens, identité, connexion au sacré : ces désirs sont légitimes.
  • Ce n’est pas en niant ces besoins qu’on sort du New Age, c’est en trouvant quelque chose qui les nourrit sans se retourner contre toi.

J’avais 16 ans quand j’ai créé mon premier site sur l’occultisme. À 37 ans, j’animais la Witches School, avec plusieurs dizaines d’élèves et 30 000 abonnés YouTube. Je croyais vraiment ce que j’enseignais, ou du moins, je cherchais vraiment ce que j’enseignais. Du sens. Un accès au mystère. Une identité spirituelle. Une communauté partageant quelque chose d’invisible.

Ces besoins étaient réels. C’est ce qui rend le sujet difficile à démêler. Le New Age ne m’a pas attirée avec des mensonges grossiers. Il répondait à une vraie faim. Mais les réponses avaient un plafond. Et le jour où tu touches ce plafond, la question devient : vers quoi se retourner ?

Ce que Jésus m’a donné que l’Univers ne pouvait pas

À retenir

  • Dans le New Age, Dieu est un outil. Dans la foi chrétienne, Dieu est une personne.
  • Le pardon chrétien n’existe pas dans le New Age, la culpabilité y est niée ou réinterprétée, jamais traversée.
  • La grâce change tout : tu arrêtes de devoir mériter ta vie.
  • Un Dieu qui pleure, qui a faim, qui souffre à Gethsémani, ce n’est pas une abstraction.

Une relation, pas un système

C’est en lisant les premières pages de Matthieu que j’ai eu cette pensée, presque malgré moi : tout ce que le New Age m’a appris, c’est ici. Mais sans la source. Le développement personnel, la bienveillance, la promesse d’une vie transformée, tout était dans l’Évangile, branché sur quelqu’un. Pas une force, pas un champ de conscience collectif. Quelqu’un.

Le New Age fonctionne comme un système. Tu appliques des techniques, méditation, manifestation, purification, et si ça ne marche pas, c’est que tu as mal appliqué la technique. Le problème est toujours toi. Ta fréquence, ton alignement, l’intention pas assez pure.

Jésus fonctionne autrement. Il appelle des pêcheurs qui n’ont rien demandé, une femme au puits avec cinq maris, un collecteur d’impôts détesté de ses voisins. Il ne cherche pas la perfection pour commencer. Il commence avec toi là où tu es.

C’est une relation avec une personne, pas une mécanique à maîtriser. Et une relation avec quelqu’un qui existe, qui parle, qui répond, qui a sa propre façon de faire, c’est quelque chose que l’Univers, par nature, ne peut pas offrir. L’Univers est une notion. Jésus est une présence.

Le pardon

Le New Age ne sait pas quoi faire avec la culpabilité.

Il a deux réponses. La première : nier (« c’est ton ego qui parle, tu n’as rien fait de mal »). La deuxième : réinterpréter (« cette expérience était nécessaire pour ton évolution »). Les deux stratégies contournent. Aucune ne dit vraiment : oui, tu as fait quelque chose de mal. Et ça peut être pardonné.

Jésus prend la faute au sérieux. Ce n’est pas pour alourdir la culpabilité, c’est exactement l’inverse. Quand quelqu’un nomme réellement ce que tu as fait, et dit quand même « je te pardonne », ça a un poids que « ton âme a choisi cette expérience pour grandir » n’aura jamais.

Le pardon de Jésus ne réinterprète pas le mal. Il le traverse.

La grâce

Pendant plus de 20 ans, j’ai été responsable de tout. Mon abondance, ma santé, mes relations, mon niveau de conscience. Si quelque chose allait mal, je n’avais pas assez travaillé sur moi. Si quelque chose allait bien, c’est que j’avais bien manifesté. La vie entière était une performance spirituelle dont j’étais la seule responsable.

La grâce, c’est le contraire exact.

La grâce, c’est recevoir quelque chose qu’on n’a pas mérité. Être aimée non pas parce qu’on s’est alignée, mais parce qu’on existe. Paul l’écrit dans sa deuxième lettre aux Corinthiens : « Ma grâce te suffit, car ma puissance donne toute sa mesure dans la faiblesse. » (2 Co 12,9)

Pendant des années, ma faiblesse était un problème spirituel à résoudre. Elle était la preuve que je n’avais pas encore assez évolué. Ce verset a nommé quelque chose que je n’avais pas de mots pour dire : ma faiblesse peut être le lieu où Dieu agit. Pas malgré elle. À travers elle.

C’est Jésus lui-même qui dit dans Matthieu : « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. » (Mt 11,28)

Le New Age m’avait dit de devenir plus légère. Jésus dit : viens avec ton fardeau.

Un Dieu incarné

L’Univers ne souffre pas. Il ne pleure pas. Il n’a pas faim.

Jésus pleure Lazare. Il a faim dans le désert. Il est en agonie à Gethsémani au point de demander que le calice passe. Sur la croix, il crie : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » Ce ne sont pas des détails pittoresques. C’est le coeur de tout.

Pour quelqu’un qui sortait d’un système où la souffrance était soit un « signal d’évolution », soit le signe d’une mauvaise fréquence, cette incarnation a été une révélation. Dieu ne regarde pas ma douleur de loin en disant « c’est pour ton bien ». Il l’a connue de l’intérieur.

Ça ne rend pas la souffrance belle. Mais ça la rend moins solitaire.

Le moment de bascule

témoignage conversion New Age Jésus — livre posé sur une table avec lumière rasante

À retenir

  • La conversion ne ressemble pas à ce qu’on imagine, rarement dramatique, souvent douce.
  • Elle commence dans le corps avant de passer dans la tête.
  • Pour moi, tout a commencé par des mots qui ont résonné si juste, lors d’un live en novembre 2022, que mes viewers et moi sommes allés acheter la Bible ce soir-là.

En novembre 2022, je faisais encore des lives Twitch. Des canalisations, devant des centaines de personnes. Cette nuit-là, « Jésus » est venu. Et ce qu’il a dit avait une justesse inattendue. Pas une fausse note, quelque chose de vrai, de suffisamment juste pour que ça touche vraiment.

Ce soir-là, nous avons été nombreux à commander la Bible, les personnes présentes sur ce live, et moi avec elles.

Quand elle est arrivée, j’ai ouvert Matthieu. Et le Jésus que j’ai rencontré là était plus exigeant, plus déroutant que ce que j’avais entrevu lors de ce live. Je ne dis pas que ce que j’ai canalisé ce soir-là était lui à 100%, je ne le saurai jamais. Mais ses mots avaient été suffisamment justes pour nous mettre en mouvement, beaucoup d’entre nous.

Celui des Évangiles dérange davantage encore. Il invite, mais il déplace. Il aime, mais il ne ment pas. Il dit des choses qui coûtent. Il n’est pas là pour confirmer ce qu’on croit déjà.

C’est cette profondeur supplémentaire qui m’a convaincue. Si j’avais inventé le Jésus des Évangiles, il m’aurait ressemblé davantage.

Je ne suis pas passée de la Witches School à l’Église en une nuit. Il y a eu des mois de lecture, de questions, de résistances. Mais ce soir de novembre 2022 a été la première fissure dans quelque chose que je croyais solide.

Ce que ça change au quotidien

passer du New Age à Jésus au quotidien — carnet ouvert avec lumière naturelle

À retenir

  • La prière n’est pas une technique de manifestation améliorée, c’est une conversation avec quelqu’un.
  • Le discernement chrétien remplace la voyance, avec davantage d’ancrage.
  • La communauté de l’Église change la solitude du praticien.

La différence la plus concrète dans ma vie, c’est la prière. La manifestation me demandait de formuler clairement ce que je voulais, de visualiser avec précision, d’être à la bonne fréquence. L’intention devait être pure et ciblée. Si le résultat ne venait pas, le problème était dans ma pratique.

La prière, c’est parler à quelqu’un en ne sachant pas toujours quoi dire. J’ai écrit un article entier là-dessus, comment prier quand on ne sait pas quoi dire, parce que c’est une des premières questions que se posent les gens qui sortent du New Age. La prière ne « marche » pas selon des règles que tu maîtrises. C’est une relation. Et les relations ont leur propre rythme.

L’autre changement : le discernement. J’avais passé des années à chercher des signes, à tirer des cartes, à consulter mon intuition comme un oracle. Aujourd’hui, discerner la volonté de Dieu passe par des outils différents, la Bible, la prière, le conseil spirituel, ce que je vois porter du fruit dans ma vie. C’est moins spectaculaire. Et infiniment plus ancré dans la réalité.

Enfin, la communauté. Le New Age se vit souvent seul, ou dans des cercles qui se défont vite. L’Église m’a donné une communauté qui me précède et me dépasse, deux mille ans d’histoire, de saints, de prières. Ce n’est pas toujours simple. Mais ce n’est plus jamais solitaire.

Questions fréquentes sur la conversion du New Age à Jésus

Est-ce qu’on peut vraiment passer du New Age à la foi chrétienne, ou est-ce que ça demande de tout rejeter d’un coup ?

Non, pas d’un coup. Dans mon expérience, c’est rarement une rupture nette : c’est une bascule progressive. Tu commences à lire, à te poser des questions différentes, à tester une prière. Ce n’est pas une révolution intérieure qui se décrète. C’est une relation qui commence doucement.

En quoi le New Age et le christianisme sont-ils fondamentalement différents ?

Le point central, c’est la personne. Dans le New Age, la spiritualité tourne autour de toi : ton évolution, ton « alignement », ta « fréquence ». Dans la foi chrétienne, il y a quelqu’un en face de toi. Quelqu’un avec un nom, une volonté, une façon de faire qui n’est pas la tienne. Ce n’est plus un outil que tu utilises. C’est une relation.

Par où commencer quand on vient du New Age et qu’on s’intéresse à Jésus ?

L’Évangile de Matthieu. C’est là que j’ai commencé. Pas un livre de spiritualité, pas un catéchisme : l’Évangile directement. Et une prière simple, même sans certitude : « Si tu existes, montre-moi. » C’est suffisant pour commencer.

Et si je doute encore, si je ne suis pas sûre que Jésus soit réel ?

Le doute n’est pas un obstacle. Il n’est pas demandé d’arriver avec des certitudes. La foi chrétienne s’est construite sur des gens qui doutaient : Thomas en premier. Ce qui compte, c’est la direction dans laquelle tu regardes, pas le degré de certitude avec lequel tu le fais.

Est-ce qu’on peut garder certaines pratiques du New Age en devenant chrétienne ?

C’est une question honnête. Ce que j’ai vécu : en allant plus loin dans la foi, les pratiques New Age sont devenues inutiles d’elles-mêmes. Pas parce qu’on me les avait interdites, mais parce que j’avais trouvé quelque chose de plus solide. Le discernement se fait avec le temps, pas dans la précipitation.

Combien de temps cela a-t-il pris avant de quitter vraiment le New Age ?

Des mois. Je ne suis pas passée de la Witches School à l’Église en une nuit. Il y a eu des lectures, des résistances, des allers-retours. Ce qui compte, ce n’est pas la vitesse. C’est la direction.

Ce chemin commence là où tu es

Je ne vais pas te promettre que la foi catholique répondra à toutes tes questions. Elle n’a pas toutes résolu les miennes.

Mais elle m’a donné quelque chose que je cherchais depuis toujours sans le savoir : une relation avec quelqu’un qui existe, qui répond, et qui n’attend pas que je sois parfaite pour commencer.

Si tu es dans cette zone entre, tu as senti que quelque chose ne tenait plus, mais tu ne sais pas encore vers quoi te tourner, le point de départ n’est pas une liste de pratiques. C’est une question simple : et si j’essayais de parler à quelqu’un plutôt qu’à une force ?

Pour aller plus loin sur ce chemin, tout commence pour moi dans cette question : revenir à Dieu.

✦ Gratuit

Kit de Résistance Spirituelle

7 clés pour identifier ce qui draine votre énergie spirituelle. Lu en 15 min, appliqué toute la vie.

Sans spam. Juste ce qui compte.

→ Chaque dimanche, une réflexion dans ta boîte : s’abonner à la lettre hebdo

✍️ Laisser un message

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.