Retranscription de l’épisode
Vos commentaires m’ont réchauffé le cœur
Ce matin, j’ai répondu à plein de vos commentaires sous mes vidéos YouTube. Merci, c’est vraiment adorable. Ce qui me touche, c’est qu’il y a beaucoup d’entre vous qui me suivez depuis longtemps. On se connaît depuis un moment, on est toujours dans le même bateau, et on avance ensemble.
Mon identité, mon organisation, mon argent : tout est lié
Dans mon dernier podcast, je parlais déjà un peu de cette question d’identité. C’est un sujet qui tourne en boucle en ce moment, et je pense que ça va continuer encore un moment. Cette identité se mêle à mon organisation et à la manière dont je gagne ma vie. Pendant plus de 13 ans, à mon compte, mon identité m’a permis de gagner de l’argent. Alors forcément, la question de qui je suis aujourd’hui prend une place centrale : elle est liée à la survie, à payer les factures.
J’ai 43 ans, bientôt 44. Et j’en ai un peu marre de ne pas pouvoir partir en vacances, de ne pas pouvoir m’acheter des vêtements ou me faire plaisir avec un petit abonnement sympa. Je sais, ça part dans tous les sens. Si tu viens d’arriver sur cette chaîne, c’est normal, c’est moi, ça.
Faut-il plusieurs chaînes YouTube ?
Dans un des derniers podcasts, je me demandais s’il fallait créer plusieurs chaînes : une pour mon parcours spirituel avec Jésus, une autre pour le côté marketing de mon métier. Ce matin, j’ai eu une autre réflexion : qu’est-ce que j’aime vraiment dans le fait de faire des podcasts ? Faire des podcasts pour faire des podcasts, ou autre chose ?
Ce que j’adore, c’est partager. Partager ce que je vis, mes projets, mes emmerdes. Alors je me dis qu’il faut changer de focale sur cette chaîne. Arrêter de fonctionner par thème (ma vie spirituelle, Jésus) et se dire que cette chaîne, c’est ma vie, tout simplement.
Je n’ai aucune envie de faire des vidéos explicatives sur comment créer un tunnel de vente ou un agent IA. Ça, c’est de la formation, je peux la faire en présentiel, pour un client ou dans une école. Pas sur YouTube. Ce que je veux partager ici, c’est ce que je vis, mes projets, mes galères, mes prises de conscience, les trucs rigolos que je crée (et les moins rigolos aussi).
Le seul vrai sujet, c’est moi
Aujourd’hui, ce questionnement m’a fait comprendre que je prenais le problème dans le mauvais sens. J’essayais de faire de cette chaîne une chaîne à thème unique. Mais le seul point commun entre le partage de mon travail et le partage de ma vie spirituelle, c’est moi. C’est le partage de mes aventures. Et ça a toujours été ça.
Il y a 15 ans, avec ma meilleure amie, on avait créé des petites vidéos : « les aventures d’Anne-Sophie ». Et avant ça encore, « les aventures de la petite Anne-Sophie du sud de la France ». Ça a toujours été mes aventures.
Quand je retrouve des gens que je connais depuis longtemps, je me rends compte que j’ai une vie où il se passe beaucoup de rebondissements. Je suis par exemple en train de finir des cours d’anglais, et ma prof est toujours étonnée : je ne raconte jamais ce que je fais, je n’ai pas envie d’étaler ni de me fatiguer à tout expliquer. Alors quand un détail ressort dans la conversation, comme le jour où j’ai parlé de ma participation à une mission de chasse aux fantômes avec De Chavanne, elle est estomaquée.
Le déclic devant une vidéo de Léna Situations
En tout début d’après-midi, je suis tombée sur la dernière vidéo de Léna Situations. Je la suis de très loin, je ne suis même pas abonnée, mais elle a l’air sympa et inspirante. En la regardant, j’ai eu l’impression qu’elle vivait la même problématique que moi : ne plus trop savoir qui elle est. Elle a bientôt 30 ans, j’en ai 43. Ça n’a rien à voir, je ne me compare pas à elle. Mais la manière dont elle partage sa vie (ses projets pro, sa vie avec ses amis, ce qui se passe dans sa tête) m’a fait me dire : c’est exactement ça que j’aimerais faire.
Et même en le disant, je doute encore. Cette étape de ma vie est particulièrement chiante. J’ai toujours été quelqu’un qui savait ce qu’elle voulait. Là, même quand j’ai l’impression de savoir, il y a un fond de doute qui reste : je ne suis pas sûre, tout reste flou.
Reconstruire une vie, pas seulement une identité
J’espère que cette étape va passer vite, parce qu’il faut que j’avance, pas seulement sur mon identité mais sur la reconstruction concrète de ma vie. Je suis au chômage, je termine dans quelques semaines ma formation en alternance (même si je n’ai plus d’entreprise, je vais quand même jusqu’au diplôme). Après, il va falloir retrouver une direction professionnelle. Ça fait des années que je compte l’argent, que je ne pars pas en vacances. Je ne suis pas à plaindre, je vis à Béziers, j’ai la plage à côté. Mais j’aimerais avancer là-dessus.
J’aimerais aussi retrouver une routine de vie. Le manque de rythme pèse sur ma santé mentale et physique : en ce moment je me couche à 2h ou 3h du matin (je pense que la périménopause y est pour beaucoup, mon sommeil est complètement décalé depuis), je mange à des horaires irréguliers, et je scrolle les réseaux sociaux sans arriver à m’arrêter.
Avant, quand j’étais à mon compte, je savais ce que je voulais : je me levais, je savais quelles vidéos filmer, je kiffais. Aujourd’hui, je fonctionne par cycles de trois jours à fond (dix heures par jour, je m’arrête à peine pour manger), puis je n’ai plus aucune impulsion. Il faut que je reprenne ma vie en main. Je sais que j’ai repris du poids ces derniers temps, et j’ai l’impression de partir un peu dans tous les sens.
Je ne sais pas si c’est lié à ma rencontre avec Jésus, à l’approche du baptême, si c’est un nettoyage normal que beaucoup traversent. Je n’en sais rien. Mais une chose est sûre : il n’y aura pas quatorze chaînes YouTube. Il n’y en aura qu’une, celle d’Anne-Sophie Pau, avec toute ma vie dedans. Peut-être plusieurs playlists selon les sujets, mais une seule chaîne.
Ce que j’aimerais qu’il m’arrive
Ma fille grandit, elle est de moins en moins à la maison et a de moins en moins besoin de ma présence. Ça chamboule aussi mon quotidien. Je ne dis pas que tout est de ma faute, il y a plein d’aspects de ma vie qui expliquent cette période de flou.
Ce que j’aimerais, c’est qu’il m’arrive des choses chouettes. Construire quelque chose qui dure, avec une routine stable. À tous les niveaux, sauf sentimental : sur ce point-là, j’ai compris que je n’avais pas besoin de rencontrer quelqu’un. Mais côté professionnel, amical, financier, j’aimerais que les choses bougent.
Voilà, c’était un podcast brouillon, qui est devenu de plus en plus flou au fur et à mesure que je l’enregistrais. Je ne sais toujours pas ce que je dois faire. Et vous, vous en pensez quoi ? Rendez-vous au prochain épisode, avec encore plus de flou.