🎬 Vidéo 11 Août 2026

Carnets du quotidien #1 : Pourquoi je ne suis pas faite pour être la boss autoritaire

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Retranscription de l’épisode

Une nouvelle playlist, un nouvel espace

Hello les amis, j’espère que vous allez bien. On se retrouve pour un nouveau podcast, celui d’une nouvelle playlist qui va s’appeler quelque chose comme Carnets du quotidien. C’est un endroit où je vous parlerai un peu de tout et de rien : des choses que j’apprends de la vie, des choses que je vis, mes réflexions sur moi, sur la vie en général. Et aujourd’hui, j’avais envie de vous parler, encore à chaud, de ce que j’ai vécu cette semaine.

Le hackathon, qu’est-ce que c’est

Comme vous le savez peut-être, je suis en formation à la Rocket School depuis un peu plus d’un an. Elle se termine fin septembre, et je vous ferai un épisode entier dessus à ce moment-là. Mais cette semaine, on avait un examen qu’on appelle un hackathon : une semaine pour monter une boîte, en équipe. On était censés être sept, cinq jours, du lundi au vendredi, pour tout construire : trouver une idée, réfléchir au marché, à qui on vend, à quels problèmes on répond, comment trouver des clients. Et on termine par un pitch devant des investisseurs, un peu à la « qui veut être mon associé », sauf que tout se passait en ligne, avec tous les campus de la Rocket School réunis pour la même promo.

C’était très attendu. On en entend parler depuis le début de la formation, et ça compte pour le diplôme. Et aujourd’hui, c’est terminé. Et je vais être honnête : je ressens un petit deuil.

Se retrouver à trois, pas le groupe que j’espérais

Dans ma promo, je sais que je suis différente des autres, pas par l’âge, mais dans ma manière de voir les choses, de penser la vie et les gens. Je fais partie du groupe sans vraiment en faire partie : je ne suis pas de ceux qui se retrouvent le week-end pour boire un café, je ne suis pas dans leur salon de discussion.

Pour ce hackathon, il fallait publier une idée sur un salon Discord et recruter une équipe. J’étais persuadée que personne ne voudrait me rejoindre, et pour être honnête, je n’avais pas forcément envie de travailler avec des gens que je côtoie depuis un an. J’avais envie de découvrir d’autres personnes. J’ai publié mon projet, expliqué pourquoi me rejoindre, dit que si on manquait de confiance en soi ou qu’on se sentait pas légitime, ce n’était pas un problème, qu’on pouvait venir quand même.

Deux personnes du campus de Nantes ont postulé. Pas d’entretien, pas de CV : je les ai acceptées directement. Mais dans le reste de la promo, plusieurs personnes n’avaient pas de projet, et un tirage au sort a fini par compléter les groupes un peu par dépit. Au final, sur les sept, on était vraiment trois à vouloir être là. J’étais un peu dégoûtée : j’avais essayé de donner envie aux gens de me rejoindre pour une vraie aventure humaine, et ça ne s’est pas passé comme je l’espérais. Ce n’est pas contre les personnes avec qui j’ai travaillé, je les apprécie, j’avais juste envie d’autre chose, de respirer un autre air.

Cheffe de projet malgré moi

Le lundi, le hackathon démarre, et c’est intense, surtout les deux premiers jours : beaucoup de livrables à envoyer chaque soir, pour poser les bases du projet. Dans mon groupe, j’avais le rôle de cheffe de projet, celle qui organise les journées, qui fait avancer et qui doit driver tout le monde jusqu’au pitch, d’autant qu’on passait parmi les premiers devant les investisseurs.

Je vous raconte tout ce contexte parce que je pense qu’il m’aide à clôturer cette semaine. Je suis un peu triste que ce ne soit pas le groupe que j’aurais voulu, mais tout s’est très bien passé. Et surtout, ça m’a permis de faire le point sur ce que j’ai découvert de moi.

Ce qui me nourrit : révéler le talent des autres

Ce que j’aime par-dessus tout dans le travail de groupe, c’est mettre en avant les talents des autres. Dans mon message de présentation, je disais : si vous manquez de confiance en vous, venez quand même. Parce qu’une personne qui ne se sent pas légitime arrive souvent avec une forme de pureté, sans ego, plus ouverte aux possibilités.

Ce que j’aime, c’est repérer la zone de génie de chacun et lui dire : « Ce que tu fais là, tu le fais vraiment bien, tu devrais aller par là, tu as les yeux qui s’allument, ça, c’est pour toi. » Ça, c’est quelque chose qui me nourrit énormément, et ce sont même les moments où j’ai eu le plus de plaisir cette année.

Faire la paix avec le management que je croyais devoir incarner

Toute ma vie, j’ai voulu être celle qu’on respecte sans discuter, celle qui en impose. J’ai 43 ans, et ça fait plus de vingt ans que je me bats contre le fait d’être quelqu’un de souriant, d’avenant, pas du tout froid ni autoritaire. Avec ma fille, par exemple, je sens que je n’ai aucune autorité de ce genre-là.

Cette semaine, j’ai compris quelque chose sur qui je suis, et sur le plaisir que ça me procure finalement. On avait énormément de livrables à rendre, avec deux personnes qui n’étaient pas dans ma promo de Montpellier. On m’avait conseillé de venir sur place, dans les locaux de l’école, même si tout se passait en distanciel. J’y suis allée le lundi. Le mardi, j’étais un peu malade et je suis restée chez moi. Et en me réveillant le mercredi, prête à y retourner, je me suis posé la question : pourquoi ? J’ai mon ordi, tout est en distanciel, qu’est-ce que j’ai besoin d’aller là-bas ?

En fait, j’ai compris que c’était pour garder le contrôle, pour que personne d’autre ne prenne le lead à ma place. C’était de l’insécurité, pas l’envie de partager un moment avec les autres. Et répondre à cette insécurité en faisant la route, en rentrant crevée, en devant me relever tôt le lendemain, ça me fatiguait beaucoup. J’ai décidé de rester chez moi le reste de la semaine.

Diriger avec confiance plutôt qu’avec contrôle

De ce côté-là, j’ai remarqué que je ne suis pas quelqu’un qui reste derrière les gens à leur demander sans arrêt où ils en sont. Je fais confiance. Ça peut se retourner contre moi, je me suis déjà fait avoir de cette façon, mais ça ne veut pas dire que je ne sais pas être ferme. Simplement, avant d’être ferme, je traite les autres en adultes : tu as cette tâche, tu me dis que ce sera fait, alors c’est fait, je n’ai pas à être derrière toi.

On se faisait des points deux fois par jour, parce qu’on n’avait que quatre jours vraiment utiles sur les cinq. Et c’est la première fois que je vois ce type de management me rendre heureuse. Je pensais qu’il fallait que je devienne quelqu’un d’autre pour réussir un projet. Et je me rends compte que dans ce groupe, j’ai pu être la leader que je suis, bienveillante, à l’écoute, curieuse des autres, et que ça a marché quand même.

Il y a quelque chose d’apaisé en moi aujourd’hui : je n’ai pas besoin de devenir froide ou contrôlante pour monter une entreprise ou diriger des collaborateurs. Bien sûr, en faisant confiance par défaut, on se fait parfois avoir. Mais ça permet d’ouvrir quelque chose chez l’autre, d’ouvrir une vraie relation, pas seulement un rapport de production.

Driver sans cadre

Je fais la paix avec une partie de moi que j’ai longtemps enviée chez d’autres, cette autorité naturelle et stricte. Mon autorité à moi fonctionne avec la liberté, et la liberté n’empêche pas l’autorité. Ma manière de diriger ne réveille pas ce petit côté rebelle qu’on peut tous avoir face à un cadre trop strict, cette envie de prouver qu’on peut le faire exploser.

Je pense que je suis faite pour driver des personnes qui ont ce fond de rebelle et de liberté en elles, comme moi. Ma fille me dit souvent que je devrais être CPE dans un collège, et je crois que c’est exactement pour ça : ce moment de l’adolescence où le côté rebelle est très présent, je sais l’accueillir sans jugement. Accueillir l’autre totalement, ça ne veut pas dire lui donner raison, ça veut dire ne pas le réduire à une bonne ou une mauvaise personne.

Moins il y a de cadre, mieux c’est pour moi, et je veux driver des personnes qui n’ont pas besoin de cadre non plus. C’est une vraie découverte.

Ce que je retiens de cette semaine

J’aime découvrir les talents des gens et leur montrer, preuves à l’appui, qu’ils sont doués. J’aime driver sans poser de cadre trop strict. Et j’ai compris que je n’ai pas besoin de devenir quelqu’un d’autre pour réussir, ni pour être heureuse.

Je précise aussi, en passant, que je ferai un jour un épisode sur les symptômes de la périménopause, parce qu’en ce moment, croyez-moi, c’est toute une aventure.

Si toi aussi tu as passé une partie de ta vie à envier une manière d’être chez quelqu’un d’autre, en te disant que sans ça tu n’atteindrais jamais tes objectifs, peut-être que ce podcast peut faire écho. Être pleinement qui tu es, c’est peut-être justement ce qui va te faire réussir.

Merci d’avoir écouté jusque là. Si c’est le cas, écris le mot « rebelle » en commentaire. À très vite pour de nouvelles révélations de vie.

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