🎬 Vidéo 21 Juil 2026

J-254 avant mon baptême : J’étais plus heureuse avant Jésus

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Retranscription de l’épisode

254 jours avant mon baptême. Hier, j’ai eu une discussion avec une amie qui me disait qu’elle préférait sa vie avant d’avoir rencontré Jésus, sa vie dans le développement personnel. Cette réflexion a fait son chemin dans ma tête, parce qu’il est indéniable que ma vie, avant de rencontrer Jésus, était, je vais le dire, c’est dur : j’étais plus heureuse. Je dois être totalement honnête et transparente avec vous.

Avant Jésus, je savais qui j’étais

J’ai rencontré Jésus fin 2022, mais la vraie année de transition a été 2023, où petit à petit j’ai compris. 2023 a quand même été une année très difficile pour moi. Mais oui, avant de rencontrer Jésus, j’étais heureuse. J’étais heureuse parce que je savais qui j’étais. Ça faisait douze ans que j’étais à mon compte, ma chaîne YouTube fonctionnait bien, ça faisait deux ans que j’avais créé mon école, la Witches School. C’était un moment très chouette. Il y avait des moments moins cool, mon travail était parfois un peu saoulant, mais comme dans tous les boulots, même un boulot passion. Je faisais ce que j’aimais faire, ce que je savais faire, ce que j’ai toujours aimé faire : des vidéos, partager mes découvertes.

J’avais une vraie communauté, des personnes que je connaissais depuis des années. Je connaissais leur vie, je les avais eues en consultation, en formation, en atelier, à la Witch School. Aujourd’hui encore, je pourrais dire que je les connais, et que si je les croisais, je serais heureuse de les croiser, même si beaucoup m’ont tourné le dos, n’ont pas compris la rapidité avec laquelle j’ai tourné la page. Vu de l’extérieur, on n’a peut-être pas compris pourquoi je quittais aussi vite le développement personnel et l’ésotérisme. Certains l’ont pris de façon très violente, et je le comprends. Mais sachez, si vous écoutez ce podcast, que la violence que vous avez ressentie quand j’ai tout fermé, moi je vivais une violence cent fois pire dans ma vie à ce moment-là.

J’avais ma place dans le monde, je savais qui j’étais, je savais que j’étais douée pour ce que je faisais. J’étais douée pour faire des vidéos, pour expliquer des concepts compliqués simplement. J’étais douée aussi, et je pense que je le suis encore, pour écouter les gens et surtout pour voir ce qui bloque chez eux. Quand on me parle, j’arrive à voir d’où vient le blocage. C’est valable pour les gens, mais aussi pour les projets : si vous venez me voir avec un problème d’entreprise, je mets le doigt dessus immédiatement. Je vois tout le chemin qui circule dans une entreprise, et l’endroit où ça bloque. Je me souviens d’un stage de trois semaines, dans l’entreprise qui m’a ensuite embauchée en alternance : le jour même où le patron nous a présenté la boîte, à nous trois stagiaires, j’ai su tout de suite quel était le problème, et je l’ai dit. Comme d’habitude, ça n’a pas été bien reçu, mais quand je vois que c’est ça le blocage, c’est que c’est le blocage.

Avant de rencontrer Jésus, je savais ce que je devais faire de mes journées, ce que je devais créer, parce que je créais beaucoup : des formations, j’ai co-créé deux oracles, des livres. Je savais ce que je faisais, et je contrôlais ma vie. Parce que dans le développement personnel et l’ésotérisme, on a plein d’outils qui nous donnent l’illusion de contrôler notre vie. Tu tires les cartes, tu te poses une question, tu as ta réponse. Tu sors l’astrologie, tu as ta réponse.

Tout arrêter, sauf l’astrologie

Pour être totalement honnête avec vous, quand j’ai rencontré Jésus en 2024, quand ça a été la fermeture de mon travail et la fin du développement personnel et de l’ésotérisme pour moi, j’ai tout fermé, tout arrêté. Je n’ai plus tiré les cartes depuis début 2024, je n’y ai plus jamais retouché. J’ai vendu toute ma bibliothèque d’oracles et de livres. Il n’y a qu’une seule chose que je n’arrive pas à lâcher complètement, et je demande au Seigneur tous les jours de m’aider là-dessus, sans me flageller pour autant : l’astrologie. C’est passionnant, pas tellement pour la voyance, mais pour le côté caractérologie. Je ferai peut-être un podcast rien que là-dessus. Mais c’est la seule chose que je n’ai pas lâchée.

Pourquoi je ne reviendrai jamais en arrière

Donc oui, j’étais plus heureuse avant. Mais pour rien au monde je ne reviendrais en arrière. Pourquoi ? Le développement personnel, et l’ésotérisme est dedans, nous parle sans arrêt de lâcher prise. Il faut lâcher prise. Mais il nous fournit plein d’outils qui font qu’on ne peut pas lâcher prise, en nous disant que c’est justement pour ça : tu tires les cartes, tu fais ton astrologie. Mais si je fais tout ça, c’est que je ne fais pas confiance. Parce que lâcher prise, c’est faire confiance. Faire confiance à qui, d’abord ? On nous dit : fais confiance à l’univers. Cette chose qui n’existe pas vraiment, qui n’informe personne.

Moi, je fais confiance à des gens de confiance, des gens qui m’ont prouvé qu’ils étaient là dans les moments difficiles. Et comme j’ai vécu des moments très difficiles ces dernières années, les gens sur lesquels je peux compter se comptent sur les doigts d’une main, j’en ai vu tellement partir. Alors pour faire confiance à l’univers, il faudrait que je puisse avoir une relation avec l’univers. Et ce n’est pas possible : ce n’est pas une personne, ce n’est pas quelqu’un qui pense.

Je suis maman. Ma fille sort avec des amis, je fais confiance à ses amis parce que j’ai une relation avec eux. Est-ce que je laisserais ma fille à l’univers ? Je ne sais pas. En tout cas, quand ma fille a eu un grave problème de santé, ce n’est pas à l’univers que j’ai fait confiance, c’est à Jésus. Oui, j’étais plus heureuse avant. Mais avant, on me demandait de lâcher prise, de faire confiance à l’univers, ce qui était complètement impossible, parce qu’on ne peut pas faire confiance à quelqu’un avec qui on n’est pas en relation, quelqu’un qui ne t’a pas prouvé son existence et son amour. Pour faire confiance à quelqu’un, il faut être sûr que ce quelqu’un veut ton bien. Est-ce que l’univers veut ton bien ? Je n’en suis pas sûre.

Jésus, lui, a prouvé qu’il voulait mon bien. Dieu est un père, un père aimant. Moi, en tant que mère qui aime sa fille, je veux son bien : parfois c’est lui dire non, parfois c’est la laisser faire ses bêtises parce qu’elle est entêtée, mais dans la seconde où elle se retourne vers moi et me dit « maman », je l’accueille, je lui dis qu’on va gérer ça, que je suis toujours là. Dieu a prouvé qu’il nous aime comme un père aime ses enfants, un vrai père, au-delà de nous, êtres imparfaits. Et si nous, imparfaits, on arrive à s’en sortir avec nos enfants en les aimant presque inconditionnellement, imaginez Dieu, qui est parfait.

Il m’est donc plus facile aujourd’hui de comprendre le lâcher-prise et de faire confiance à Dieu, et non à l’univers. C’est un concept que je comprends beaucoup mieux maintenant. Je remets ma vie entre les mains de Dieu, et je remets la vie de ma fille entre les mains de Dieu.

Dieu ne nous ment pas

C’est dur de faire confiance, mais Dieu ne nous ment pas. Quand on épouse la foi chrétienne, quand on est touché par la grâce, quand on rencontre Jésus comme je l’ai rencontré et qu’on lui donne sa vie, il ne nous ment pas en nous disant : si tu me suis, si tu m’aimes, si tu es avec moi, il ne t’arrivera rien. Il ne dit pas ça. Alors que l’ésotérisme et le développement personnel, eux, nous mentent en nous disant ça. Toutes les personnes qui me diront qu’elles ne l’ont jamais vu comme ça et qui continuent, elles se mentent à elles-mêmes. C’est ok, il n’y a pas de souci, chacun a sa manière de fonctionner. Mais le développement personnel nous dit que tout est en notre pouvoir et que rien ne peut nous arriver. Dieu ne dit pas ça.

J’ai eu, et je crois que j’en ai même fait un vocal à l’époque, cette grande discussion avec Jésus : je te suis, mais tu ne peux pas me promettre qu’il n’arrivera rien à ma fille. Suivre Jésus en sachant que le suivre n’est pas une promesse que rien n’arrivera à ma fille, si ce n’est pas ça de la foi, si ce n’est pas ça de la relation, si ce n’est pas ça être touché par la grâce, je ne sais pas ce que c’est. Dans le développement personnel, tout est fait pour notre propre bonheur, pour qu’il ne nous arrive rien, pour qu’on guérisse, pour qu’on soit apaisé, en paix.

Quand on devient chrétien, en tout cas moi c’est comme ça que je le vis, je ressens une profonde paix. Très souvent dans la journée j’ai une bouffée d’amour, et je dis merci à Dieu. J’ai mis un moment à orienter ça vers lui, ce n’est pas encore complètement automatique, mais j’essaie de ne plus bloquer cet amour que je donnais avant à des êtres humains, et de le donner à Dieu, à Jésus. C’est encore un concept que j’ai du mal à cerner, qui me perturbe un peu, j’en reparlerai sûrement plus en détail.

La dureté de la vie chrétienne

Donc ma vie, j’étais plus heureuse avant, mais je ne reviendrai pas en arrière. Parce que le lâcher-prise, la confiance en Dieu, j’apprends petit à petit que suivre Jésus, ce n’est pas forcément être heureuse dans cette vie sur terre. Ça, c’est dur. Dans le développement personnel, il n’est question que de ça : être heureux entre la naissance et la mort, entre zéro et quatre-vingt-dix, cent, cent dix ans si on a de la chance. Moi j’apprends que ce qui compte, ce n’est pas d’être heureuse dans cette vie-là, même si je suis en paix. L’important, c’est d’être en paix dans cette vie, mais de construire pour la vie éternelle. C’est vertigineux d’y travailler, et en même temps tellement plus intéressant.

Bien sûr que dans cette vie j’aimerais vivre ce que je vois sur Instagram chez certaines personnes : des villas gigantesques, des piscines, la clim partout. Peut-être que je le vivrai, je ne sais pas ce que Dieu a prévu pour moi. J’ai toujours un peu d’espoir, je me dis qu’on ne sait jamais, que sur un malentendu je pourrais avoir ma petite maison avec la clim et une petite piscine. Mais je travaille pour après. Je ne retournerai jamais dans le développement personnel et l’ésotérisme, même si je regarde cette époque avec beaucoup de mélancolie, surtout en ce moment, avec la périménopause.

Aujourd’hui c’est dur, parce qu’en tant que chrétienne, et notamment en tant que future baptisée, je ne suis pas encore baptisée, même si je pense que si je mourais demain, je serais baptisée par intention. Mais je pense que dans ce laps de temps avant le baptême, on vit énormément d’attaques. Que ce soit moi, qui ne suis pas encore baptisée, ou des personnes baptisées enfants qui n’ont pas grandi dans la foi et qui commencent à y revenir, à regarder du coin de l’œil, je pense qu’il y a énormément d’attaques à ce moment-là. Être chrétien, c’est avoir beaucoup d’attaques, ce n’est pas être sûr qu’on va être heureux, ce n’est pas être sûr que les personnes qu’on aime sont protégées. Par contre, c’est être sûr de cette relation avec Jésus, cette relation que dans l’ésotérisme, et notamment dans le New Age, on cherche beaucoup à travers les maîtres ascensionnés, les anges, les archanges.

Pour être honnête et partager une petite expérience : la connexion à un archange n’a rien à voir avec la relation qu’on a avec Jésus. Rien à voir. Et je parle du vrai Jésus, pas du maître ascensionné Jésus du New Age, parce que c’est du pipi de chat à côté de la relation qu’on a avec le vrai Jésus, quand on apprend à le connaître, quand il nous montre qu’il nous aime, quand il discute avec nous, quand il est là, même quand ça pue dans nos vies.

Ma vie aujourd’hui est peut-être beaucoup plus dure, et j’espère, je suis un être d’espérance, qu’elle sera plus belle après, que ça va s’améliorer. Mais il y a cette dureté de la vie chrétienne. Je ne parle pas de la persécution extérieure, je ne peux pas dire que je suis persécutée, je sais que mes frères et sœurs chrétiens le sont vraiment, ailleurs. Moi, je parle de moi, catéchumène qui habite à Béziers, en France : je ne peux pas dire que je suis persécutée. Mais je peux dire que le diable rôde, et qu’il va utiliser n’importe quoi pour essayer de te faire douter.

Le diable rôde

Ça peut être, j’en parlais justement avec une amie, une information, un documentaire à la télé qui dit un truc historique qui contredit le message de l’Église. Et puis quand on gratte un peu, quand on va regarder d’autres sources, on se rend compte que c’est faux. C’est toujours insidieux. Ça peut venir de là, et ça peut venir aussi de mes rêves : je suis attaquée dans mes rêves. Il m’arrive de me mettre à prier dans un rêve, je dis les premiers mots, très souvent c’est le Je vous salue Marie, et puis je ne sais plus la suite. Je suis alors dans un demi-réveil, j’essaie de répéter la prière et je n’y arrive pas, je n’arrive pas à m’en souvenir, c’est horrible, je répète la même phrase en boucle. Et puis je me réveille, un peu apeurée, je ne sais pas exactement ce qui s’est passé dans ce rêve, mais je sais que j’ai été réveillée parce que je priais et que je n’arrivais pas à me souvenir de la prière. Alors je prie, cette fois en pleine conscience, la tête dans le pâté mais en pleine conscience, et j’arrive à dire le Je vous salue Marie, le Notre Père en entier. Et là, je me rendors tout de suite. Je sais que je suis attaquée.

Ce que je veux vous dire

Malgré tout ça, je ne reviendrai jamais en arrière. Même si c’est dur, même si on me disait que la petite maison avec la petite piscine dont je rêve depuis que je suis ado, je ne l’aurai jamais. C’est hyper dur, surtout en périménopause, non vraiment, ayez pitié pour toutes les femmes en périménopause, si vous en avez autour de vous, priez pour elles, priez pour moi s’il vous plaît. Hormonalement, c’est une horreur, vous allez chialer au bout de trois secondes en me parlant. Mais malgré tout ça, si on me disait que les rêves que je porte depuis petite, je ne les aurai jamais, je ne reviendrais jamais en arrière. Jamais.

C’était un peu cette discussion intérieure que je voulais partager avec vous aujourd’hui, ce cheminement mental que j’ai eu autour de cette affirmation, j’étais plus heureuse avant. Mais je sais que Jésus m’apportera beaucoup de paix, de bonheur, de joie, même si ce n’est peut-être pas forcément matériel.

N’oublie pas, Jésus t’aime. À plus tard.

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